Je ne vais pas faire une étude sociologique (j'en ai pas la compétence, fort heureusement pour tous. Ouf ! Le monde est sauvé une fois de plus), mais le terme porno vous fait-il saliver (Pavlov quand tu nous tiens, éventuellement, par la laisse et que d'une bonne raclée tu nous donnes la pâtée) ou plutôt révulser ?
Admettons l'existence d'un porno chic alors il y en a un autre forcément. Mais lequel ?
Sûrement celui qu'on dit dégradant... donc l'opposé du chic : le trash ?
« La pornographie est l'érotisme des autres »
Très bien de même que le trash est le porno des autres également...
et où va-t-on avec ce genre de discours ?
Les stratèges de la publicité essayent de nous conditionner de manière progressive (rien de nouveau) par l'infiltration insidieuse d'images à connotation sexuelle, de plus en plus explicite, à se sentir un peu plus frustré(e) qu'hier... pour qu'on consomme des produits qui n'ont rien de sexuel à la base : Yaourt, voiture, boissons (conditionnement au forme féminine ou phallique), musique (groupe genre placebo et toute la 'nouvelle' tendance electro, qui sont autant des concepts marketing que des artistes quoiqu'ils en disent), produit ménager, poupée gonflable, tondeuse à gazon et cætera, et cætera.
J'admets que cela soit légitime car toutes les dimensions de notre quotidien sont utilisées en faire-valoir des produits, alors pourquoi pas notre sexualité ? Oui, mais quand à la manière de manipuler...
C'est là que je m'interroge.
Pourquoi rajouter ce terme chic alors que le chic est ailleurs ? Le porno est du porno parce qu'il est du porno et ne peut être autre que ce qu'il est, c'est sa vérité intrinsèque.
Et c'est en cela qu'on l'apprécie ou non.
Curieusement, on parle plus de se protéger, de pas faire n'importe quoi avec n'importe qui,
de se méfier des vieux messieurs, de ne pas lire la chèvre de Mr Seguin d'une main...
Est-ce le contre coup ce revirement médiatique ?
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